Ce spectacle retrace comme un kaléidoscope, une expérience menée au sein de deux lycées de Marseille, diamétralement opposés dans leur localisation et leur contexte sociologique : les quartiers nord et les quartiers sud de la ville.

Durant une douzaine de séances et des interviews avec les élèves de deux classes de 1ères (section économique et sociale) sur la question de la géographie et de la frontière, puis la création d’un spectacle construit avec eux, Wilma Lévy revient sur cette expérience, et sur les questions essentielles que cette rencontre a fait émerger…

Qu’est-ce que le politique engage comme sentiment d’appartenance ou d’exclusion ? Que reste-t-il des valeurs et des croyances liées à l’École de la République, aujourd’hui, en France ?

« Wilma LEVY, la silhouette menue, est une guerrière dans le sens le plus noble du terme (…).Etre pour exister, cela devrait être le mot d’ordre de l’éducation qui au lieu de stigmatiser les différences, devrait comprendre qu’il importe de les valoriser au sein du collectif.

Que les festivaliers d’Avignon prennent un peu de leur temps pour découvrir ce spectacle percutant et éloquent, lumineusement engagé ! » Le Monde Evelyne Trân (Avignon 18).

  • Mise et scène/ interprétation : Wilma Lévy
  • Regard extérieur : Jenny Lauro Mariani
  • Dramaturgie : Jenny Lauro Mariani et Anyssa Kapelusz
  • Vidéos : Catherine Legrand
  • Lumières : création Séverine Monnet/ En tournée Pablo Hassani

LE MONDE.fr, Evelyne Trân,

Wilma LEVY, la silhouette menue, est une guerrière dans le sens le plus noble du terme. Elle pourrait faire penser à Athéna, déesse de la Guerre, de la Pensée et de la Sagesse qui jaillit de la tête de Zeus en brandissant sa lance. (…).

Etre pour exister, cela devrait être le mot d’ordre de l’éducation qui au lieu de stigmatiser les différences, devrait comprendre qu’il importe de les valoriser au sein du collectif.

Wilma LEVY remue à mains nues, une terre si riche, si vivante, d’une voix si franche et volontaire, qu’elle portera ses fruits, il faut y croire.

Que les festivaliers d’Avignon prennent un peu de leur temps pour découvrir ce spectacle percutant et éloquent, lumineusement engagé !

 

LA TERRASSE, Agnès Santi ( Avignon 2018)

Nous avons vu aussi Du Nord au Sud, de et avec Wilma Lévy, récit d’une expérience par l’auteure, dans deux classes de Marseille : l’une dans les quartiers Nord, l’autre dans les quartiers Sud.

Elle soulève une foule de questions intéressantes !

 

LE BRUIT DU OFF – AVIGNON 2018

§ J’y vais > Wilma Lévy met en scène des questions de société et nous fait partager une expérience de rencontre entre deux classes de lycéens marseillais. Le nord, le sud. Sa mise en scène précise et sensible mêle projections, vidéos et enregistrements sonores. Un très beau travail de théâtre documentaire.

En 2014, dans le cadre de son travail de création, Wilma Lévy a proposé un travail à deux classes de lycée (une classe du Lycée Saint-Exupéry dans les quartiers Nord de la ville, une classe du lycée Marseilleveyre dans les quartiers Sud) qui mêlait théâtre, géographie, et espace: Du Nord au Sud et réciproquement.

« Quelles perceptions avez-vous de votre quartier, de votre ville? Y percevez-vous des frontières? Comment? Lesquelles? ».

Il s’agissait de nommer des sensations et d’identifier certaines réalités géographiques et sociales de cette ville en s’appuyant sur les notions explorées dans le programme scolaire autour du territoire. A travers ce projet, l’idée était de créer une rencontre, d’offrir un espace d’échange et de partage entre ces publics et de les amener à co-construire ensemble une proposition artistique.

Nord/Sud, un récit d’expérience revient sur cette proposition, en propose une analyse objective, pas tant sur son déroulement mais davantage sur ce qu’il a fait émerger comme questions, comme évidences, comme témoignages..

En s’appuyant sur différents sources (élèves, enseignants, partenaires…), on y évoque la déception de l’école, la souffrance du monde enseignant, la naïveté partagée, les incompréhensions, les situations la question sociale… mais aussi les « bijoux » trouvés et la conviction que l’art offre à décloisonner…

On y parle de l’école, de la place de chacun, de la pression sociale et du sentiment de trahison que l’on ressent lorsque l’on tente d’échapper à son milieu d’origine.

On s’y livre de façon brute, on se refigure par le jeu des situations, des protagonistes… des vécus, de la matière, mise en écho avec les textes d’Annie Ernaux, notamment La place et les Armoires vides, très ancrés sur la question du rapport de l’individu à son territoire. Il s’agit ici de partager ces questions et ces tentatives avec le public…

En plein work in progress, cette proposition se construit actuellement à travers le travail d’écriture et de mise en scène de Wilma Levy, avec la complicité d’Anyssa Kapelusz et le regard extérieur de Jennifer Lauro Mariani

Cette proposition sera présentée prochainement à la Friche Belle de mai dans le cadre de la Biennale des Ecritures du Réel #3. Elle est accompagnée par le Théâtre de la Cité et soutenue par le Théâtre Massalia, et la Gare Franche.
La compagnie est régulièrement accueillie en résidence dans le cadre de ce projet à La Gare Franche, au Studio/Théâtre le Merlan-Scène Nationale et au Théâtre des Salins.

  • Création Nov 2017 au théâtre Comoedia à Aubagne
  • Nov 2017 Théâtre les Argonautes Marseille
  • Festival Off Avignon 2018 Théâtre Artéphile
  • Scènes et cinés Mars 2019, Festival du théâtre de récit
  • Festival Off Avignon 2019 Théâtre l’entrepôt (dispositif régional de soutien aux compagnies)
  • Festival OQP/ Cie Mémoires vives, théâtre de l’Oeuvre Nov 2019

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